Une violente agression a plongé l’avenue Ndunu, dans le quartier Pascal sur la route Mokali, commune de Kimbanseke, dans l’émoi ce vendredi 20 février. Un père, une mère et leur enfant ont été grièvement blessés lors d’une attaque perpétrée en pleine journée par des individus identifiés comme membres d’un gang de « kuluna ».

Les faits se sont produits aux environs de 16 heures, alors que la famille vaquait à ses occupations quotidiennes. Selon des témoignages recueillis sur place, deux assaillants armés de machettes ont surgi et s’en sont pris aux victimes, leur infligeant de graves blessures avant de prendre la fuite.

Grâce à l’intervention des éléments du sous-commissariat de police « Mbwa Mabe », situé en contrebas de la passerelle de Bitabe, à proximité d’une concession de Socimex, les deux suspects ont été interpellés dans la nuit. Le major Visa, commandant de cette unité, a confirmé leur arrestation.

Transférés le lendemain matin au commissariat urbain de Kinshasa/Tshangu, les deux présumés agresseurs n’ont toutefois pas connu le même sort. D’après des sources locales, l’un d’eux aurait été libéré après l’intervention de son père, qui aurait versé une somme d’argent pour obtenir sa remise en liberté. Une information qui suscite l’indignation au sein de la population.

« À chaque fois qu’il est arrêté, son père paie pour qu’il soit relâché », a confié une victime encore sous le choc, dénonçant un cycle d’impunité qui fragilise la lutte contre l’insécurité.

Le père de famille, actuellement hospitalisé, oscille entre les soins médicaux et les démarches judiciaires engagées pour obtenir justice. Ses proches décrivent un homme profondément affecté, partagé entre la douleur des siens et la volonté de voir les auteurs répondre de leurs actes devant la loi.

Située dans la partie est de Kinshasa, la commune de Kimbanseke reste confrontée à une recrudescence des actes de banditisme urbain. Les attaques attribuées aux gangs de kuluna visent régulièrement des citoyens sans lien avec des réseaux criminels, alimentant un sentiment d’insécurité persistant.

Face à cette nouvelle tragédie, des habitants appellent à un renforcement effectif des dispositifs sécuritaires dans le district de Tshangu et à une application rigoureuse de la loi. Les enquêtes se poursuivent, tandis que les autorités locales promettent des mesures accrues pour endiguer la violence et restaurer la confiance de la population.

Chevalier Mukanzu.

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