L’administrateur du territoire de Tshikapa, Ngenze Kitambala Nico, sort de son silence pour réfuter catégoriquement les allégations de son implication dans un conflit coutumier au sein du groupement Bakua Kisezele, dans le secteur de Bampende, territoire de Tshikapa.
L’affaire a refait surface après une déclaration du chef de groupement Mbango Luhima Bindja, qui accuse le député national Grégoire Mbanza et l’administrateur du territoire de Tshikapa d’alimenter un conflit coutumier susceptible, selon lui, d’aboutir à des violences meurtrières.
Face à cette sortie médiatique, Ngenze Kitambala dément fermement :
> « Ce monsieur est venu me solliciter un arrêté pour être confirmé comme chef du groupement Bakua Kisezele 2. Je lui ai clairement répondu que je n’ai pas qualité de lui octroyer un tel document. C’est au chef coutumier d’origine de céder le pouvoir, et l’État ne fait que prendre acte. Ce processus n’a pas été respecté. »
L’administrateur rejette ainsi toute rumeur de corruption ou de manipulation de l’administration à des fins d’influence coutumière.
Ce climat tendu dans le secteur de Bampende fait suite à une série de conflits coutumiers, notamment depuis la mort tragique du chef Kibulungu, imputée à son adversaire Nyama Mijilu, ce qui a plongé la région dans une instabilité préoccupante.
Appel à la paix et à l’unité
Face à l’escalade des tensions, Ngenze Kitambala appelle à la responsabilité collective :
> « J’invite toute la communauté Pende à l’unité et à la cohabitation pacifique pour garantir le développement harmonieux du secteur de Bampende et du territoire de Tshikapa. »
Steve Kayembe, depuis Kamonia
