Lancés avec promesse et espoir, les travaux du projet Tshilejelu n’ont toujours pas vu le jour à Tshikapa. Ce projet, initié par le Président de la République pour désenclaver les quartiers urbains à travers le pays, semble piétiner dans la province du Kasaï.
Sous le mandat du gouverneur Dieudonné Pieme, des annonces avaient été faites, mais aucune machine n’avait été déployée. L’arrivée du gouverneur Crispin Mukendi en décembre dernier avait relancé l’espoir : en grande pompe, il annonçait le début des travaux dans les jours suivants. Cela fait maintenant plus de six mois… et toujours rien.
Pourtant, selon les propos tenus par Mr Alvis, chargé d’administration de l’agence d’exécution JMC, les activités devaient débuter avant fin mars 2025. Mais depuis, silence radio. Recontacté par notre rédaction, Mr Alvis ne répond plus aux appels. Et fait encore plus inquiétant : les bureaux de JMC à Tshikapa restent fermés, sans la moindre explication officielle.
Du côté du cabinet de communication du gouverneur Crispin Mukendi, l’on affirme n’avoir aucune information concrète sur l’évolution du projet. Une réponse qui soulève de sérieuses interrogations sur la transparence dans la gestion de ce programme pourtant financé par des fonds publics.
Tshilejelu à Tshikapa, c’est pour quand ? Entre silence administratif, absence de travaux et manque de communication, les populations attendent, s’impatientent… et s’interrogent. Sous Pieme comme sous Mukendi, le projet semble emprunter le même chemin : celui de la stagnation.
Affaire à suivre…
Pierre Kandayi
