La Route nationale numéro 1 (RN1), un axe vital pour l’économie du pays, est gravement endommagée sur le tronçon reliant les villages Mukenge-Biduaya et Kamuesha, dans le territoire de Tshikapa. Une érosion massive a coupé cette voie en deux, rendant la circulation impossible.
Face à cette situation alarmante, la société civile Bonne Gouvernance fustige l’inaction du gouvernement central. « Nous avons alerté les autorités provinciales dès les premiers signes de cette érosion. Le gouverneur Crispin Mukendi s’est rendu sur place avec son équipe, mais aucune solution concrète n’a été mise en œuvre. Aujourd’hui, la route est totalement impraticable », a dénoncé Gilbert Ngoyi, coordinateur provincial de cette structure.
Ce dernier souligne l’importance stratégique de cette voie, qui relie notamment Kananga (Kasaï-Central) et Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). « Sans cette route, les échanges commerciaux entre ces deux provinces seront paralysés, aggravant les souffrances des populations locales », alerte-t-il.
Par ailleurs, les eaux de pluie issues de cette érosion ont détruit les sources d’eau potable des villages environnants, plongeant les habitants dans une grave crise sanitaire.
Pour rappel, la RN1 relie les grandes villes du pays, de Boma à Lubumbashi, en passant par Kinshasa et Kananga. La société civile appelle à une intervention urgente du gouvernement central pour réparer cette voie et éviter une catastrophe humanitaire.
Innocent Kayembe
