Le mouvement « Rien sans la Femme » a fermement condamné une campagne présumée de déstabilisation visant Odette Nkama, ministre provinciale de la Santé du Kasaï. Julie Ochano, point focal de ce mouvement dans la province, appelle la justice à identifier et sanctionner les auteurs de ce qu’elle qualifie de « machination visant à réduire la représentativité des femmes dans les institutions ».
Selon Julie Ochano, l’audio incriminant la ministre dans une affaire de rétro-commission pourrait être une manipulation, facilitée par les nouvelles technologies permettant d’imiter des voix. « Rien ne prouve que la voix dans cet enregistrement est celle de la ministre », a-t-elle souligné.
Elle s’est également insurgée contre l’usage des remaniements gouvernementaux comme prétexte pour mener des campagnes de dénigrement ciblant les femmes politiques. Julie Ochano appelle le gouverneur Crispin Mukendi à faire preuve de transparence et à protéger les droits des femmes dans cette affaire.
Pour rappel, un enregistrement audio devenu viral dans les forums WhatsApp du Kasaï fait entendre une voix féminine discutant avec des interlocuteurs masculins sur une présumée rétro-commission. Cet enregistrement accuse la ministre Odette Nkama d’avoir exigé des sommes d’argent auprès de médecins des zones de santé de la province.
Invitée au gouvernorat le lundi 13 janvier pour fournir sa version des faits. Les conclusions du gouverneur Mukendi sur ce dossier sont attendus avec des oreilles ouvertes. Pendant ce temps, d’autres organisations sociales demandent sa révocation immédiate pour pratiques contraires aux valeurs éthiques.
Cette affaire suscite un débat houleux sur la lutte contre les anti-valeurs et la préservation de la parité dans les institutions publiques.
Pierre Kandayi
